Anthony Nakoneczny Marin, le traileur aux chaussettes insolites

Ca a commencé comme ça… 

Par une blessure. Par une frustration. Celle de ne plus pouvoir chevaucher les cimes. C’est cette privation de liberté qui a mené Anthony, alors âgé de 17 ans à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Un nouveau défi salvateur pour quelqu’un qui aime se dépasser. Deux ans plus tard, ce jeune homme est un sportif de haut niveau, et son entreprise a bien grandi. Il concilie les deux activités de front, tout en poursuivant ses études. Anthony est une personnalité fascinante. Son parcours est des plus inspirants. Il déborde d’énergie et d’idées. Sa maturité autant que sa confiance impressionnent. 

Guidé par une passion et son amour de la liberté

Anthony est d’abord un être épris de liberté. Il aime passer des heures à courir au travers des cimes autour de Chamonix. C’est comme cela qu’est née sa passion pour le trail. Lui qui n’aimait pas vraiment courir, a un jour découvert que la course à pied pouvait rendre la randonnée beaucoup plus attrayante. En mêlant les deux, il peut explorer les montagnes bien plus loin, bien plus haut. Il affectionne le trail pour la nature, les sensations et les émotions. L’un de ses meilleurs souvenirs en montagne, est lorsqu’une fois, il s’est senti débordé par la joie au milieu d’un champ. Seul, sur un chemin, dans un décor grandiose, les larmes lui sont venues. Une sensation inégalable que seul le trail lui procure

Rigueur et progression 

Son amour pour ce sport est si fort qu’il s’entraîne pour le plaisir, le bien-être et les émotions. Nul besoin de la carotte de la compétition pour qu’il parte s’entraîner. Avec la crise du Covid et le confinement qui ont provoqué l’annulation d’un bon nombre de courses, il n’a pas accroché de dossard pendant treize mois. Une situation difficile, mais il n’a jamais perdu l’envie, au contraire. Très exigeant avec lui même, il est toujours en quête de progrès. Sebastien Talotti lui concocte ses entrainements. Anthony les suit avec le plus grand des sérieux. Il met toujours un point d’honneur à réaliser ses séances avec beaucoup d’abnégation. 

Si vous apercevez quelqu’un faire sa séance de seuil sur la piste de Chamonix à minuit, doté de chaussettes flamboyantes, ne vous demandez pas de qui il s’agit… C’est bien lui. 

La compétition

La compétition lui est chevillée au corps. Il n’oubliera jamais les frissons ressentis lors de sa victoire sur le Trail du tour des Fiz. Lorsqu’il évoque cette course, ses yeux brillent. Il apprécie la confrontation. Toujours en recherche de perfection, il se laisse parfois déborder par le stress. Mais une fois lancé, rien ne l’arrête. S’il juge avoir réalisé une contre performance sur une course, il ne se laisse jamais abattre. Il sait se remettre en question et il est capable de redoubler de motivation pour la suivante. 

Curlynak, une folle aventure entrepreneuriale lancée à 17 ans

C’est donc pendant une blessure qu’il a eu une idée. Anthony a un problème quand il court. Les ampoules sous les pieds. Il se dit qu’il pourrait créer une marque de chaussette qui réglerait ce souci. Un mois plus tard, il avait déjà un premier prototype en main… Il a tout de suite mis beaucoup de dévotion dans ce projet, sans savoir où cela le mènerait. Il veut faire en sorte que ces chaussettes soient made in France et même le plus local possible. Surtout il veut des modèles  funs, drôles, décalés, une chose trop rare dans les chaussettes de trail selon lui. Il imagine le nom Curlynak, formé de “curly”, qui signifie bouclé, en référence au surnom qui lui était souvent donné à cause de ses cheveux, et “nak” pour le début de son nom de famille. Le voilà lancé. 

Petit à petit, il réussit à développer son projet. La fibre entrepreneuriale, il la tient peut-être de son grand-père, ancien décolleteur de la vallée de l’Arve. Il est aussi soutenu par ses parents. Un de ses professeurs de lycée l’a beaucoup aidé, et aujourd’hui il compte sur le Cesni au sein de l’Inseec, qui lui fournit un soutien précieux. Tout au long de son projet, il a toujours su bien s’entourer afin de franchir chaque étape.

L’entrepreneuriat, défi constant 

Car l’entreprenariat, c’est à chaque jour son nouveau défi. Alors que les chaussettes Curlynak commencent à s’implanter dans quelques magasins physiques, la question du packaging s’est par exemple posée. Porteur de valeurs fortes, il a mis un point d’honneur à favoriser le tissus économique local en travaillant avec une imprimerie de Cluses. Face à ces défis constants, il peut s’appuyer sur sa capacité à avoir des idées. Beaucoup d’idées… A tel point qu’il a appris à coudre afin de les tester plus rapidement. Il lui arrive de coudre au beau milieu de la nuit, lorsqu’une idée surgit de ses rêves (peut être après sa séance de seuil en pleine nuit)… 

Prêt à en découdre, sa détermination est sans faille. 

Quelle suite pour l’entreprise ?

L’entreprise a fait son chemin depuis deux ans. Il s’est entouré d’une équipe plus étoffée et expérimentée. Désireux d’apprendre sans cesse, Anthony sait maintenant s’affirmer et persuader. Pas facile de convaincre des fournisseurs à 17 ou 18 ans. Il confie que sa mère a dû passer des appels à sa place parfois. Mais cela n’a fait que renforcer sa maturité. Il montre qu’il sait ce qu’il fait de manière impressionnante

2021 doit voir l’arrivée d’une gamme de vêtement de trail pour Curlynak. Un travail de longue haleine qu’il est fier de pouvoir bientôt concrétiser. Une équipe élite Curlynak doit aussi voir le jour. 

Si Curlynak était un traileur courant sur une montagne, il pourrait faire une pause pour regarder le chemin parcouru depuis le bas de la vallée. Plutôt impressionnant. Reste à savoir jusqu’où il grimpera. “Sky is the limit” comme on dit. 

Courir, le liant

Quand on lui demande comment il se voit d’ici dix ans, Anthony espère que Curlynak aura bien poursuivi son développement et qu’il pourra toujours concilier ce travail avec sa passion pour le trail. Une chose est certaine, il fera toujours du sport. C’est le liant de sa vie. C’est ce qui crée cette émulsion qui le rend heureux et qui lui donne cette force quand il se lève le matin. 

Sa devise ? Courir pour réussir… Courir pour le sport, la passion, les émotions. Mais aussi courir pour son entreprise. Une chose est certaine, Anthony n’est pas en retard, et il va très vite. 

Pour le suivre, une chose à faire : Vous armer de ces fantasques chaussettes Curlynak.

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