Holmenkollen, l’Olympe nordique

Les sommets se sont parés de blanc… je repense à Holmenkollen

Le nom qui sonne comme une divinité toute puissante de la mythologie nordique. Mais ce n’est pas un Dieu, non. Plutôt une colline. Un Olympe. 

Quand la brume épaisse s’estompe, le grand tremplin se dévoile et domine le fjord avec majesté. C’est presque comme s’il descendait directement du ciel. Une tour de Babel inversée, mais ici, les divinités nordiques descendent à ski parmi les hommes. De toute façon, tout le monde a des skis aux pieds en Norvège. (Prenez donc le métro d’Oslo…) 

Holmenkollen est un théâtre d’exploits sportifs et de rêveries. Le perpétuel brouillard qui s’agrippe à ce relief donne une atmosphère intime. Un sentiment de mélancolie infuse en parcourant les sentiers infinis. Quand un rayon de soleil transperce la nappe, le temps se fige. La végétation semble immobile. La vapeur s’envole doucement. Au milieu de ces sapins géants, un elfe pourrait bien traverser le chemin. 

Plus bas, le fjord de la ville a des teintes argentées. L’eau est semblable à un immense miroir. Partout autour, des forêts et des collines à perte de vue.

Holmenkollen est incomparable en hiver. Les couchers de soleil rougeoyants donnent au fjord la teinte d’un tableau de Munch. Le froid est saisissant, mais il permet de maintenir son attention éveillée pour admirer chaque recoin des paysages. 

Éclairé d’une lampe frontale ou par les lampadaires qui jalonnent les chemins de randonnées, l’ambiance de la forêt est semblable à celle d’un conte de noël. La neige est abondante. Les branches des sapins sont chargées de gros coussins blancs. Les abords des pistes sont de gros amas neigeux matelassés, qui ont l’air si doux que survient le désir de se jeter dedans.  

Holmenkollen est une invitation à l’errance. 

Une errance physique, sur ces centaines de kilomètres de chemins à parcourir au hasard, puisqu’aucun pas n’est perdu quand tout est grandiose. 

Une errance intérieure, douce et paisible qui fait germer des idées pures, capables de solutionner les plus métaphysiques de nos problèmes. 

Holmenkollen, un éloge de la sérendipité…

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